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Abbé Jean-Marie KONDE
3 min lu
26 Mar
26Mar

Une session extraordinaire qui remet l'Église au cœur du débat

Kinshasa, 23-25 mars 2026. Le silence a assez duré. Les évêques de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) se réunissent en session extraordinaire. L'enjeu : dénoncer l'inacceptable. La situation sécuritaire et humanitaire est jugée « dégradante ». L'Église refuse de rester spectatrice.Mgr Fulgence Muteba et ses pairs signent une déclaration cinglante. Le message est limpide : la CENCO réaffirme sa mission prophétique. Dénoncer le mal. Protéger la dignité humaine. Voilà son rôle. Voilà son devoir.

La guerre : un « échec de l'humanité »

Les mots sont forts. Ils doivent l'être. La déclaration frappe au cœur : la guerre est un « échec de l'humanité ». Pas une fatalité. Pas une nécessité. Un échec.Face à cette impasse, la CENCO propose une voie alternative. Un « Pacte social pour la paix » dans la région des Grands Lacs. Ce projet n'est pas un slogan creux. C'est un espace de discussion sincère. Loin des calculs politiques. Loin du partage de pouvoir. Juste le dialogue. Juste la paix.

35 évêques, une seule voix

L'unité de l'épiscopat congolais impressionne. 35 signataires. Le Cardinal Ambongo. Les archevêques du pays. Tous ensemble. Malgré les tentatives de déstabilisation. Malgré les menaces de « guerre de religions ». Cette soudure n'est pas un accident. Elle est politique au sens noble du terme. L'Église affirme son indépendance vis-à-vis du pouvoir. Mais elle ne s'isole pas. Elle collabore pour le bien-être du peuple. C'est la nuance que les politiciens oublient souvent.

Un dernier rempart contre l'indifférence

À l'approche de Pâques, l'Église se repositionne. Elle ne prêche pas depuis une sacristie. Elle agit. Elle parle. Elle dénonce.Les fidèles le savent : quand les institutions faillissent, l'Église devient le dernier rempart. Pas par orgueil. Par devoir. Par amour du peuple. La CENCO a choisi son camp. Celui des faibles. Celui des victimes. Celui de la paix.

Adage de circonctance : Quand la parole s'éteint, l'injustice s'installe ; parler pour les faibles, c'est bâtir la paix de demain. Le silence complice est une trahison. La voix prophétique est une grâce.

N.B.: Lisez en lien le texte complet de la CENCO.

TMNews@550326

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