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10 Feb
10Feb

Le diocèse d’Idiofa a commémoré, ce dimanche, le bicentenaire de l’approbation des « Constitutions et Règles » des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI). Un jubilé qui souligne l’impact historique et social de cette congrégation, pionnière du développement dans le Kwilu.

IDIOFA – C’est dans une ferveur particulière que le territoire d’Idiofa, bastion historique des Missionnaires Oblats en République Démocratique du Congo, a célébré les 200 ans de l’acte fondateur de la congrégation par le Pape Léon XII, le 17 février 1826.

Un héritage au service des « plus abandonnés »

La messe solennelle, présidée par Mgr José Moko, évêque d’Idiofa, a rassemblé une assemblée cosmopolite, incluant des délégations d’Angola et de plusieurs provinces de la RDC. Pour le prélat, ce bicentenaire dépasse la simple liturgie : il célèbre la codification du charisme de saint Eugène de Mazenod, tourné vers le service des plus démunis.

« Ce livre de vie est le moteur de notre inclusion territoriale », rappellent les experts. Depuis leur arrivée à Ipamu en 1922, les Oblats ont transformé le paysage social d’Idiofa. Derrière chaque école, hôpital ou centre de développement dans les zones les plus reculées, se cache la mise en pratique de ces « Constitutions et Règles ».

Entre tradition séculaire et défis modernes

L’héritage oblat à Idiofa ne se conjugue pas qu’au passé. Des initiatives d’agriculture durable aux centres de formation professionnelle, l’esprit de Mazenod s’adapte aux crises contemporaines.

Pour le Père Constant Kienge-Kienge, supérieur provincial, l’enjeu est désormais de projeter ces règles bicentenaires dans les réalités du XXIe siècle. Comment rester fidèle à l’impératif de dignité humaine à l’ère du numérique et face aux nouveaux défis économiques ? C’est tout le sens de la réflexion engagée par la Province du Congo lors de ce jubilé.

Un rempart contre l’indifférence

Présents dans 66 pays, les Oblats de Marie Immaculée continuent de faire de leur règle un pont entre les cultures. En RDC, leur action demeure un rempart contre l’indifférence sociale. À Idiofa, les cloches n'ont pas seulement sonné pour un texte juridique, mais pour rendre hommage à des « bâtisseurs d'espoir » qui, depuis deux siècles, placent les membres les plus fragiles de la société au cœur du développement national.


TMNews@220226

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