google.com, pub-4889604885818732, DIRECT, f08c47fec0942fa0

4 min lu
Laisser mûrir le cœur sous le regard de l'Esprit : 16e Dimanche du T.O.A

Lectures de la messe

  •  Première lecture : « Après la faute tu accordes la conversion » (Sg 12, 13.16-19)
  • Psaume : (Ps  85 (86), 5-6, 9ab.10, 15-16ab) R/ Toi qui es bon et qui pardonnes, écoute ma prière, Seigneur. (cf. Ps 85, 5a.6a)
  • Deuxième lecture : « L’Esprit lui-même intercède par des gémissements inexprimables » (Rm 8, 26-27)

  • Évangile : « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » (Mt 13, 24-43)


HOMELIE

(Messe de 8h30 à Yaloké en Sango)

Sœurs et Frères Shalom,

En ce temps de vacances, nos enfants sont à la maison. Nos journées se partagent entre les soins au bétail, les activités de ménage et le travail de la terre. Vous le savez mieux que quiconque : une bonne récolte exige de la patience. On ne tire pas sur la tige de maïs pour la faire pousser plus vite, au risque de l’arracher.
C’est cette patience même que le livre de la Sagesse nous révèle en Dieu dans la première lecture. Notre Dieu est le Maître de toute la terre, mais il n'agit pas comme les puissants de ce monde qui écrasent et punissent à la première faute. Sa force divine se manifeste par une immense retenue et un ménagement infini. Il regarde nos erreurs et, au lieu de nous condamner, il nous accorde le temps de la conversion. Il attend que nous portions du bon fruit.

C'est ce que Jésus nous explique à travers la parabole du bon grain et de livraie. Le Diable a semé la mauvaise herbe au milieu du blé que Dieu a semé. Au début de la germination, tout se ressemble qu'il est difficile de faire la distinction. Ce n'est qu'au moment de produire l'épi que l'on reconnaît la vérité de chaque semence. Jésus nous demande de ne pas juger trop vite nos frères et sœurs qui nous entourent. Le tri n'est pas notre affaire, il appartient aux anges à la fin du monde lorsqu'il sera temps de rendre compte. Regardons plutôt notre propre cœur : il est lui-même un champ où se mélangent la bonne terre et les mauvaises herbes, nos bonnes et nos mauvaises actions, notre amour et notre haine, notre humilité et notre orgueil, notre gentillesse et notre colère.


Comment alors purifier notre champ intérieur pour nourrir notre famille et notre communauté de paix ? Saint Paul nous donne la clé : par la prière. Mais souvent, fatigués par le travail de la vie quotidienne ou les soucis du monde, nous ne savons plus comment parler à Dieu.

Rassurons-nous ! L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse. Quand nous manquons de mots, quand nos bouches sont fatiguées, l’Esprit intercède pour nous par des soupirs profonds que Dieu seul comprend. Même dans le silence de notre marche vers les pâturages ou nos champs, l'Esprit prie en nous.
 Abandonnons-nous à lui. Il saura transformer nos vies pour que, comme une graine de moutarde qui devient un grand arbre, notre paroisse devienne un lieu d'accueil, de paix et d'espérance pour nous tous. Produisons des fruits qui construisent nos communautés et qui nous assurent la paix intérieure. Amen.

Abbé Jean-Marie KONDE Muanda

TMNews@170726