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Abbé Jean-Marie Konde Muanda
3 min lu
16 Feb
16Feb

Déjà en poste à Alger depuis novembre dernier, le diplomate mexicain Mgr Javier Herrera Corona étend son champ d’action. Le Pape Léon XIV l’a officiellement nommé nonce apostolique en Tunisie ce lundi 16 février 2026, renforçant ainsi la présence diplomatique du Saint-Siège au Maghreb.

C’est un signal fort pour la diplomatie pontificale en Afrique du Nord. En confiant la nonciature de Tunis à Mgr Javier Herrera Corona, le Pape choisit la continuité et l’expérience régionale. Le prélat mexicain cumulera désormais cette fonction avec celle de représentant du Saint-Siège en Algérie, poste qu'il occupe depuis le 22 novembre 2025.

Un parcours diplomatique d’envergure

Né à Autlán (Mexique) en 1968 et ordonné prêtre en 1993, Mgr Herrera Corona est un pur produit de l'école diplomatique du Vatican. Diplômé en droit canonique, il intègre les services du Saint-Siège en 2003. Son parcours l'a mené aux quatre coins du globe — du Pakistan au Pérou, en passant par le Kenya, la Grande-Bretagne et les Philippines — lui conférant une polyvalence rare et une maîtrise parfaite de l’anglais, de l’italien et du français.

En 2022, sous le pontificat de François, il franchit une étape majeure en étant nommé nonce au Congo et au Gabon, recevant alors la dignité d'archevêque titulaire de Vulturara.

Les enjeux d'une mission régionale

La mission de Mgr Herrera Corona au Maghreb marque une volonté du Pape Léon XIV de placer l’Afrique du Nord au cœur d’une stratégie de « pont méditerranéen ». En cumulant les nonciatures d'Alger et de Tunis, le diplomate mexicain doit stabiliser les relations avec des autorités nationales en pleine mutation tout en protégeant les minorités chrétiennes. Son rôle de médiateur est également crucial face à la crise migratoire, où il porte la voix du Vatican pour transformer la Méditerranée en espace d'accueil humanitaire.

Sur le plan spirituel, le nonce s'appuie sur des laboratoires de dialogue comme l'IBLA à Tunis ou l'héritage des martyrs de Tibhirine pour contrer les radicalismes par une « théologie de la rencontre ». Son profil issu du « Sud global » constitue un atout diplomatique majeur, facilitant la confiance avec des gouvernements méfiants envers l'ancien ordre colonial euro-centré.

L'objectif ultime de ce déploiement reste l'organisation d'une visite historique du Pape en Algérie. Ce voyage, inédit, viserait à régulariser le statut juridique de l'Église locale et à sceller un dialogue interreligieux pérenne.

TMNews@360226

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