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Bujumbura, juin 2026. L’Église catholique du Burundi brise le silence. Réunis à Kiriri du 1 au 6 juin 2026 pour leur Assemblée plénière, les évêques de la CECAB ont publié un communiqué sans concession. Face aux dérives socio-politiques qui secouent le pays, l’épiscopat exige un sursaut éthique immédiat.
Le constat des prélats est sans appel. Ils dénoncent ouvertement la corruption, l’impunité et le manque de transparence qui rongent la gouvernance locale. Selon eux, l’affaiblissement de la confiance citoyenne envers le système judiciaire menace directement la cohésion nationale. L’absence de sanctions réelles contre les malversations financières affaiblit les fondements mêmes de l’État.
Pour donner l’exemple, l'Église applique la rigueur à ses propres structures. La CECAB annonce une restructuration majeure de son système judiciaire ecclésiastique. L’objectif est de rapprocher les instances de décision des fidèles et de garantir une transparence exemplaire. Une réforme interne qui résonne comme une réponse concrète aux critiques sur l’efficacité des institutions.
Au-delà de l'administration, l’appel des évêques est un plaidoyer pour la démocratie. Ils exhortent le pouvoir à garantir le pluralisme et à respecter strictement les libertés individuelles. Pour l'épiscopat, l’intérêt personnel doit s'effacer devant le bien commun, et le dialogue reste la seule voie pour stabiliser durablement le Burundi.
Alire la lettre des évêques: https://eglisecatholique.bi/index.php/fr/vie-de-l-eglise1/communiques/communique-de-cloture-de-l-assemblee-pleniere-ordinnaire-de-la-conference-des-eveques-catholiques-du-burundi-du-mois-de-juin-2026.html
Adage de circonstance : Quand les bergers brisent le silence, c'est que les loups menacent la bergerie ; la justice est le seul abri d'un peuple uni.
TMNews@370626