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08 Jun
08Jun

Face à la crise sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo, Mgr Sikuli Paluku Melchisédech dénonce le décalage flagrant entre les projets de la classe politique et la détresse quotidienne de la population.

Un quotidien étouffé par la violence et la maladie

Le diocèse de Butembo-Beni traverse une crise majeure caractérisée par :

  • L'insécurité chronique : occupation rebelle de l'AFC/M23 au sud et massacres des ADF-Nalu au nord.
  • Le chaos social : explosion de la criminalité urbaine et paralysie des services scolaires et médicaux.
  • Une crise sanitaire : l'apparition d'une nouvelle épidémie du virus Ebola qui isole la région.

Malgré cette urgence, le prélat s'étonne de voir le pouvoir s'obstiner à vouloir réviser la Constitution plutôt que de sécuriser le pays. Il avertit que cette démarche risque de briser l'unité nationale.

Les appels de l'évêque aux acteurs clés

Mgr Melchisédech adresse quatre requêtes directes pour éviter le chaos :

  • Au Président : Faire de la paix et de la sécurité la priorité absolue, en rappelant que le pouvoir doit servir le peuple.
  • Aux Parlementaires : Refuser toute complicité dans les malheurs des Congolais et cesser de prendre des décisions qui menacent la cohésion sociale.
  • Aux Forces de sécurité : Réévaluer leurs méthodes afin de protéger efficacement les civils.
  • À la population : Rester vigilante face aux manipulations. L'évêque insiste sur le fait qu'un changement de Constitution ou un référendum ne mettront pas fin aux tueries et n'amélioreront pas le quotidien des citoyens.

En conclusion, le prélat réaffirme le droit fondamental des Congolais à l'existence, à la dignité et à la justice.

Source d'information : https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2026-06/rdc-l-eveque-de-butembo-beni-denonce-les-derives-politiques.html

TMNews@250626


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