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21 Feb
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Du 9 au 12 février 2026, la capitale guinéenne a vibré au rythme d’un colloque régional majeur réunissant leaders musulmans et chrétiens. Parmi les figures de proue, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a partagé l'expérience centrafricaine comme modèle de résilience et de fraternité.

« Musulmans et chrétiens dans la construction de sociétés pacifiques et fraternelles en Afrique ». C’est sous ce mot d’ordre que s’est tenu, à Conakry, un sommet spirituel et stratégique visant à redéfinir le rôle des religions dans la stabilité du continent. Durant quatre jours, les délégations ont planché sur l’urgence de transformer la foi en un levier concret de développement et de réconciliation.

Un appel à la responsabilité commune

Dès l'ouverture, le ton a été donné par le Révérend Indunil, Secrétaire général du Dicastère pour le Dialogue interreligieux au Vatican. Ce dernier a martelé que la quête de paix n'est pas une option, mais une « responsabilité commune, tant religieuse qu’humaine ».

Face aux crises qui secouent l'Afrique, le Secrétaire général a été catégorique : le continent ne doit plus être le théâtre de conflits « importés ou artificiellement alimentés ». L'objectif affiché est clair : apporter la preuve tangible que croire en Dieu est incompatible avec la haine.Quatre axes pour une Afrique solidaireLes travaux se sont articulés autour de quatre piliers fondamentaux :

  1. La responsabilité partagée face aux défis humanitaires.
  2. L'analyse des tensions, notamment l'imbrication complexe entre religion, ethnicité et conflits.
  3. L’influence de la religion dans l’espace public et politique.
  4. La gestion des migrations, en prônant une hospitalité et une solidarité renouvelées.

L'expertise de Bangui au cœur des débats

Très attendu, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, a activement pris part aux échanges. Fort de son expérience au sein de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC), le prélat a dressé un état des lieux sans concession de la situation dans son pays. 

Le Cardinal a mis en lumière les succès du dialogue de proximité en République centrafricaine, tout en rappelant les défis persistants pour consolider une unité nationale parfois fragilisée. Son message a résonné comme un espoir pour les pays voisins : la religion, lorsqu'elle est portée par des leaders engagés, reste le rempart le plus solide contre la division.

En clôturant ce colloque, les participants sont repartis avec une mission : faire en sorte que les résolutions de Conakry ne restent pas de simples mots, mais deviennent le moteur d'un « développement global » pour une Afrique enfin apaisée.

Source: LANOCA

TMNews@480226

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