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L’Église catholique entre en résistance ouverte et défie le pouvoir à Kinshasa (p. 2). Face aux manœuvres de la majorité pour modifier la Constitution (p. 2), les évêques de la CENCO frappent du poing sur la table : « La Nation est en péril ! » (p. 1) L'épiscopat dénonce un coup de force politique inacceptable (p. 2).
Les prélats ne mâchent plus leurs mots. Ils fustigent une campagne officielle menée dans un climat de terreur (p. 2). La majorité utilise l'argent public pour imposer le silence aux voix discordantes (p. 2). Pire, la police s'allie à la milice « Force du progrès » pour réprimer l'opposition (p. 2). Pendant ce temps, le pays s'enfonce dans la misère (p. 1). La guerre fait rage à l'Est sous le regard impuissant des autorités (p. 1). L'AFC/M23 et les ADF-Nalu massacrent la population en toute impunité (p. 1).
Pour la CENCO, le but de cette révision est clair : octroyer un pouvoir à vie au président (p. 2). Cette ambition brise le Pacte républicain (p. 2). Toucher à l'article 220, rempart contre la dictature, est une provocation (p. 2). L'Église prévient que ce passage en force mènera droit à la balkanisation et à la guerre civile (p. 2). La priorité n'est pas le maintien des privilèges, mais la paix et l'unité (p. 2).
Les évêques somment le chef de l'État de respecter son serment (p. 4). Ils appellent le peuple à barrer la route à cette imposture par tous les moyens légaux (p. 4). L'Église refuse de capituler face à la privatisation de l'État (p. 2).
Adage de circonstance : la force aveugle d'un pouvoir qui confisque la loi finit toujours par briser les piliers de sa propre maison.
N.B. : Le texte complet est en pièce jointe.
TMNews@450626