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Au Cameroun, à Mbalmayo, les propos de l'évêque Mgr Philippe Alain Mbarga au mois d'août dernier bousculent les consciences et enflamment les débats. Sa récente déclaration invite à un changement radical de regard sur les pratiques occultes locales. En choisissant d'aborder de front un sujet tabou, le prélat suscite la surprise générale. Il refuse la simple diabolisation et privilégie une approche résolument pragmatique du phénomène.
L'homme d'Église propose de requalifier la sorcellerie en une forme de force créatrice dévoyée. Pour lui, ces facultés mystiques mystérieuses devraient plutôt servir le bien-être de la communauté. Il exhorte ainsi les initiés à abandonner les œuvres nocturnes destructrices ou malveillantes. Sa vision pastorale s'appuie directement sur la doctrine sociale de l'Église universelle. Il souhaite réorienter ces énergies vers le progrès technique et le développement intégral.
L'évêque lance un défi audacieux aux adeptes des prétendus voyages et déplacements nocturnes. Il les invite ouvertement à venir le rencontrer pour engager une réflexion commune. Son ambition concrète est de transformer ces aptitudes secrètes en outils logistiques réels. Ces capacités serviraient ainsi à transporter les vivres des villages vers les villes. Cette métaphore provocatrice cherche avant tout à désamorcer l'occulte par le pragmatisme.
Cette démarche pastorale originale marque une volonté manifeste de moderniser l'évangélisation en milieu africain. En confrontant le mystique aux urgences économiques, le prélat tente une audacieuse synthèse culturelle. Reste à savoir si ce dialogue inédit parviendra à transformer les mentalités profondes. L'avenir dira si cette main tendue favorisera le désenclavement réel de la région.
Adage de circonstance : La force qui détruit dans l'ombre s'honore toujours à bâtir sous la lumière.
TMNews@040926