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MEDITATION
La justice de Dieu scelle le lien éternel entre le ciel et la terre. Celui qui descend du ciel est le même qui purifie l’eau de la terre pour qu’en elle les élus, par la puissance de l’Esprit, deviennent fils de Celui qui trône dans les cieux. Par son baptême, Jésus, verbe fait homme par l’intervention du Saint-Esprit, nous couvre de grâce pour entendre son Père nous révéler :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. ».
Rappelons-nous ce qui suit. La Nativité nous a rendu la divinité que nous avons perdue par la prévarication des premiers parents, l’Epiphanie nous confirme dans cette divinité par la révélation pédagogique de la science prémonitoire de Dieu, le Baptême de Jésus nous replonge dans les eaux où le Christ rejoint l’humanité pécheresse pour lui apprendre la Résurrection. C’est ici que s’achève le temps merveilleux de Noël pour débuter la première partie du temps ordinaire qui se clôturera la veille des Cendres. Ce qui veut dire que Jésus inaugure son ministère public. C’est Lui dont Isaïe nous parle dans la première lecture. Ce premier poème du Serviteur est une préfiguration de ce que la Voix nous confirme dans le baptême du Christ (Mat 12, 18, Ac 3,13).
Avez-vous entendu cette voix qui crie : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. " ? Le Père n’improvise rien. Il a parlé depuis avant les siècles : "Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît. J'ai mis sur lui mon esprit" (Is 42,1). N’est-ce pas sur lui que l’Esprit de sagesse et d’intelligence comme pour Salomon, l’Esprit de prudence et de force comme pour David, l’Esprit de connaissance et de crainte de Dieu comme pour Moïse et les patriarches devrait se reposer (Is 11,2) ? C’est pour le salut de l’homme que le Père ne cesse de lancer sa voix afin que son fils soit réellement vénéré. Il nous le dira davantage à la Transfiguration afin de nous préparer à la passion, à la mort et à la Résurrection.
Le baptême de notre Seigneur est son rapprochement vers ceux qui doivent se laisser entrainer à la voie du salut. Pierre, chef des apôtres, a fait l’expérience de ce projet insondable de l’Esprit par la liturgie de chez Corneille: "Je constate en vérité que Dieu ne fait pas acception des personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et pratique la justice lui est agréable."(Ac 10,34-35). Plongeons avec Jésus dans les différents sacrements pour l’adorer et saisir davantage notre mission dans l’Eglise jusqu’à obtenir la vie éternelle.
TMNews@200126