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14 Feb
14Feb

Lectures de la messe

  • Première lecture : « Il n’a commandé à personne d’être impie » (Si 15, 15-20)
  • Psaume : (Ps 118 (119), 1-2, 4-5, 17-18, 33-34) R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur ! (cf. Ps 118, 1)

  • Deuxième lecture : « La sagesse que Dieu avait prévue dès avant les siècles pour nous donner la gloire » (1 Co 2, 6-10)

  • Évangile : « Il a été dit aux Anciens. Eh bien ! moi, je vous dis » (Mt 5, 17-37)


Introduction de la messe 

Sœurs et Frères Bien-aimés de Dieu, 

Bienvenus à cette célébration du Dieu de la Vie ! La Parole d'aujourd'hui nous place devant un choix : le feu ou l'eau, la vie ou la mort. Le Seigneur nous appelle à être des fils de la liberté, mais une liberté qui naît dans le secret du cœur. Jésus nous demande une justice qui dépasse les apparences. Regardons au fond de nous : l'amour est-il pur, ou la colère a-t-elle pris la place de la fraternité ? Reconnaissons nos "oui" partagés, nos regards qui dégradent et nos silences qui blessent. Tournons-nous vers la miséricorde du Père : Il ne nous force pas, mais Il nous attend pour recommencer. 


HOMELIE

Sœurs et Frères Bien-aimés de Dieu, 

La Parole que nous recevons en ce 6ème dimanche nous place au sommet de la montagne. Après les Béatitudes, le Seigneur Jésus entre aujourd’hui dans le sanctuaire de notre conscience. Il vient nous parler de la Loi, non pas comme d’un règlement qui écrase, mais comme d’une boussole qui libère. Je vous laisse méditer avec moi quatre points suivants :

  • Le vertige du choix : Le feu ou l'eau

Le sage Ben Sira nous l'a dit avec une force tranquille : Dieu nous traite avec un immense respect. Il n'a pas fait de nous des esclaves, mais des partenaires. Il a mis devant nous « l’eau et le feu ». C’est le vertige de la liberté chrétienne : Dieu nous laisse le gouvernail de notre vie. Mais attention, choisir la Loi du Seigneur, ce n’est pas perdre sa liberté, c’est simplement accepter le « mode d’emploi » du Créateur pour ne pas finir calciné par nos propres passions


  • Une Loi qui descend dans les profondeurs

Écoutons le Maître : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » Accomplir, cela veut dire porter à sa perfection. Jésus nous fait passer d'une morale de surface à une spiritualité de profondeur. 

Observez notre monde : nous sommes souvent prompts à juger sur les apparences. On se dit : « Je suis un bon chrétien, je n'ai tué personne ! » Mais Jésus nous regarde dans les yeux et nous dit : « Et cette colère que tu couves depuis des années contre ton frère ? Et ce mépris que tu caches derrière un faux sourire ? » Pour Dieu, le poison de la langue est aussi mortel que le fer d'une lance. Si tu insultes ton frère, tu assassines sa dignité. Jésus nous demande d'aller à la racine : Dieu n’a que faire de nos plus belles offrandes si elles sont présentées par des mains qui refusent de serrer celles d'un frère.

  • La sagesse du "Oui" 

L'image de la parole donnée
Jésus termine sur la vérité du langage : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non. » Chez nous, en Afrique, on dit souvent que « la parole est comme l'eau : une fois versée, on ne peut plus la ramasser. » Nos ancêtres attachaient une valeur sacrée à la parole donnée. Un homme, c'était d'abord sa parole. On n'avait pas besoin de longs contrats signés, le "oui" d'un sage valait tout l'or du monde.

Aujourd'hui, nous multiplions les serments, nous jurons sur la tête de nos enfants ou sur le nom de Dieu, et pourtant, nous mentons. Pourquoi ? Parce que nous avons peur de la vérité. Jésus nous appelle à retrouver cette pureté originelle : être des hommes et des femmes dont la parole suffit. Un chrétien qui doit jurer pour être cru est un chrétien dont la lumière a faibli.

  • L'anecdote du miroir

Laissez-moi vous raconter une petite histoire. Un jour, un fidèle disait à son curé : « Mon Père, la loi de Jésus est trop dure, on ne peut pas être parfait dans ses pensées ! » Le curé lui montra un seau d'eau trouble et lui dit : « Si tu veux voir ton visage, tu attends que l'eau se calme. »
La loi du Christ, c'est ce calme. Elle n'est pas là pour nous condamner, mais pour apaiser les remous de notre cœur afin que l'image de Dieu puisse enfin s'y refléter.

Sœurs et Frères Bien-aimés de Dieu,

Soyons prêts à pratiquer une justice qui surpasse tout. Le Seigneur nous lance ce défi : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes... ». La justice des scribes était une comptabilité de gestes. La justice de Jésus est une transfiguration par l’Amour.

Voilà pourquoi, ne craignons pas cette exigence. Elle est une grâce. Demandons au Seigneur, en cette Eucharistie, de nous donner un cœur nouveau. Que notre « oui » à Dieu soit total, et que notre amour pour nos frères soit sans calcul. 

Que le Seigneur nous garde sous sa Loi de lumière, afin que nous soyons, dès aujourd’hui, les citoyens de son Royaume. Amen.

Abbé Jean-Marie KONDE

TMNews@330226

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