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Parue dimanche 23 novembre 2025 en la solennité du Christ-Roi, la lettre apostolique In unitate fidei, A l’occasion du 1700e anniversaire du Concile de Nicée, retrace un long parcours de la foi chrétienne dans les cœurs de ceux qui ont en commun Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. Après une introduction décrivant la valeur de l’unité de la foi en Jésus-Christ, Fils unique de Dieu telle que formulée au premier concile œcuménique de Nicée en 325, avec l’apport considérable du document de la Commission Théologique Internationale :Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur. Le 1700e anniversaire du Concile œcuménique de Nicée, le Saint Père a retracé le long voyage avec ses grands débats qu’a connus l’Eglise pour maintenir ses enfants dans la foi en Jésus Christ. Depuis 1700 ans, plusieurs acteurs, grâce à la motion de l’Esprit Saint, ont réfléchi pour canaliser le sens même de la foi que nous célébrons en l’Eglise que les écritures saintes nous ont léguée.
La Bible elle-même livre sans détour le contenu de la foi. C’est l’interprétation qui a secoué l’Eglise en ses débuts. Le Pape Léon XIV a rappelé l’avènement et les circonstances du premier concile œcuménique après les graves persécutions. Précédemment, l'Édit de tolérance de Milan (313), promulgué par les deux empereurs Constantin et Licinius qui annonçait une aube nouvelle, avait créé simultanément une division causée par l’interprétation des écritures saintes. Et cette division qui était religieuse s’étendait à une séparation politique. Pendant que l’Eglise d’Occident confirmé la divinité de Jésus-Christ, Arius, un prêtre d'Alexandrie d’Égypte, enseignait que Jésus n'est pas vraiment le Fils de Dieu, bien qu'il ne soit pas une simple créature. C’est alors que s’éleva avec véhémence des témoins intrépides comme l'évêque Alexandre l'évêque Osio de Cordoue, en Espagne, le Pape Sylvestre pour répondre à cette question fondamentale de Jésus à Césarée de Philippe : « Mais pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15). C’est la raison même que ce concile des 318 pères (d’Orient et d’Occident) a été convoqué par l'empereur Constantin.
D’où la formulation du Credo de Nicée avec le contenu ci-après : « Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur de tous les êtres visibles et invisibles ».
Au deuxième article, il a fallu répondre à la question d’Arius en utilisant le langage de la Bible en affirmant que Jésus-Christ est le Fils de Dieu sans édulcorer le monothéisme. « Les Pères ont confessé que Jésus est le Fils de Dieu en tant qu'il est « de la substance (ousia) du Père [...] engendré, non pas créé, de la même substance ( homooúsios) que le Père » ». Donc Jésus Christ est Vrai Dieu né du Vrai Dieu qui prit chair pour diviniser l’humanité. Quelques années plus tard, la précision sur l’article concernant l’Esprit Saint a confirmé avec force la foi en la Trinité. C’est au concile de Constantinople en 384 que cela s’est réalisé.
A la suite de ces proclamations, il faut reconnaitre d’autres efforts de précision de Saint Athanase, Concile de Chalcédoine, Saint Iréné de Lyon, Origène, les trois Pères cappadociens, Saint Basile de Césarée (vers 330-379), surnommé « le Grand », son frère Saint Grégoire de Nysse (335-394) et le plus grand ami de Basile, Saint Grégoire de Nazianze (329/30-390). En Occident, saint Hilaire de Poitiers (vers 315-367) et son disciple saint Martin de Tours (vers 316-397) jouèrent un rôle important. Puis surtout Saint Ambroise de Milan (333-397) et Saint Augustin d'Hippone (354-430).
Sur ce, le Pape actualise cet enseignement en posant quelques questions majeurs partant du Credo du de Nicée-Constantinople sur notre foi en Dieu le Père, Fils et Esprit-Saint.
En soulignant une très grande valeur œcuménique du Concile de Nicée aujourd’hui, le Pape a évoqué l'encyclique Ut unum sint (25 mai 1995) du Pape Jean-Paul II qu’il considère comme un manifeste actualisant les fondements œcuméniques posés par le Concile de Nicée. Le Pape Léon XIV rend grâce à Dieu car le concile de Nicée renforce le dialogue œcuménique dans une unité visible avec les Églises orthodoxes, et orthodoxes orientales et avec les communautés ecclésiales issues de la Réforme.
Le Pape a clôturé sa lettre par la prière à l’Esprit Saint : « Invoquons donc le Saint-Esprit, afin qu'il nous accompagne et nous guide dans cette entreprise ».
Abbé Jean-Marie KONDE
TMNews@221125