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Abbé Jean-Marie KONDE
3 min lu
16 Jun
16Jun

Les églises de la capitale congolaise sont devenues la cible d'une criminalité organisée. Réuni en Conseil presbytéral, le clergé de l'Archidiocèse de Kinshasa a brisé le silence le 10 juin 2026 pour dénoncer une spirale de violence désormais intolérable. Les prêtres expriment leur profonde inquiétude face à des attaques ciblées et de plus en plus militarisée.

Le bilan humain dressé par les ecclésiastiques est particulièrement lourd. Ils déplorent la mort tragique de la sentinelle de la paroisse Saint François de Sales. De plus, plusieurs prêtres, religieux, religieuses et séminaristes ont subi de graves agressions. Récemment, un vicaire a été grièvement blessé lors d’un assaut nocturne à Saint Théophile de Kimbanseke. Les assaillants opèrent en bandes armées, portant parfois des uniformes similaires à ceux de la police ou des FARDC.

Au-delà des violences physiques, le patrimoine religieux subit de profonds profanations et vandalismes. Les sacristies sont pillées et les archives détruites sans aucun scrupule. L'Église dénonce l'indifférence flagrante et l'impunité totale qui entourent ces actes criminels. Elle rappelle que ces structures vandalisées œuvrent quotidiennement pour la santé, l'éducation et la cohésion sociale.

Face au péril, l'épiscopat exige des actions immédiates des autorités sécuritaires. Le clergé demande l'ouverture d'enquêtes transparentes pour punir les coupables et les commanditaires. Les prêtres sollicitent également une collaboration de terrain renforcée entre les forces de l'ordre et les responsables locaux. Ils appellent enfin toutes les communautés paroissiales à une vigilance maximale.

Photo : Le Cardinal Ambongo au chevet du vicaire agressé à la paroisse Saint-Théophile de Kimbanseke.

Adage de circonstance : Quand l'autel sacré est profané, c'est le sanctuaire de la paix publique qui s'effondre ; la sécurité demeure le premier devoir de ceux qui gouvernent.

TMNews@400626

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