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03 Mar
03Mar

Abbé Jean-Marie KONDE — 3 mars 2026

Alors que le Moyen-Orient s'embrase après l'élimination du Guide suprême iranien Ali Khamenei le 28 février dernier, les communautés chrétiennes, piliers historiques de la région, se retrouvent une nouvelle fois en première ligne. Entre ferveur religieuse et stratégie de survie, voici l'état des lieux

Iran : L'Église de l'ombre sous haute tension

En Iran, la situation est devenue "quasi invisible" pour le monde extérieur. Suite aux frappes américano-israéliennes, le régime a imposé de sévères coupures de communication pour garder le contrôle. Malgré ce climat d'angoisse, le cardinal Dominique Mathieu, archevêque de Téhéran-Ispahan, reste un symbole de résilience. Il continue de célébrer l'Eucharistie dans les quelques paroisses encore actives de la capitale, affirmant une "présence transparente" malgré les menaces qui pèsent sur les fidèles, particulièrement les convertis. 

Liban et Golfe : L'onde de choc diplomatique

La mort du Guide suprême a provoqué une onde de choc immédiate au Liban, où le conflit se propage. Les évêques locaux et le nonce apostolique multiplient les appels à la prière, craignant que l'instabilité politique ne fragilise davantage une communauté chrétienne déjà éprouvée par la crise économique.
Dans les pays du Golfe comme le Koweït et Bahreïn, où la présence chrétienne est paradoxalement en croissance grâce aux travailleurs immigrés, les vicaires apostoliques ont appelé à une "prière intense pour la stabilité régionale" afin d'éviter que ces terres d'accueil ne soient aspirées dans la spirale de la violence. 

Terre Sainte : Un Carême sous les missiles 

À Jérusalem, le temps du Carême est marqué par une tension extrême. L'interception de missiles au-dessus de la Ville Sainte a paralysé les pèlerinages, coupant les revenus vitaux des familles chrétiennes locales.
À Gaza, la situation de la paroisse de la Sainte-Famille est jugée "catastrophique" par l'
Aide à l'Église en Détresse (AED). Le blocage persistant de l'aide humanitaire et les récentes restrictions israéliennes sur les ONG internationales mettent directement en péril la survie des derniers chrétiens de l'enclave, qui dépendent entièrement de la paroisse pour leur nourriture et leurs soins.

Un appel universel à la paix

Face à cet embrasement, le Pape Léon XIV a exhorté, lors de son dernier message, à « arrêter la spirale de la violence ». Des organisations comme l'Œuvre d'Orient intensifient leurs projets de soutien, rappelant que les chrétiens d'Orient sont, plus que jamais, les "passeurs d'espérance" dans une région qui semble s'enfoncer dans l'inconnu.

TMNews@090326

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