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YAOUNDÉ, 15 juillet 2026 – Peut-on encore parler de prière à des prêtres sans tomber dans l’absurdité ? C’est le défi audacieux qu’a relevé la sœur Marie Josèphe Nga lors de l’ouverture de la 4e Assemblée Provinciale de la Congrégation des Fils de l’Immaculée Conception (CFIC). Face à un auditoire de religieux, l’intervenante n’a pas hésité à pointer du doigt un mal contemporain : le laxisme spirituel.
La journée a débuté par une célébration eucharistique solennelle. Elle était présidée par le Père Toussaint, représentant personnel du supérieur général. Dans une homélie marquante, il a invité l’assemblée à chercher le vrai repos en Jésus. Ce repos, a-t-il rappelé, s’enracine exclusivement dans la prière constante.
Le constat d'une crise identitaire
Après les allocutions officielles du Supérieur Provincial et du Père Alain Mobbio, Supérieur de la Délégation Bonifacio Pavletic, la sœur Marie Josèphe Nga a pris la parole. Son constat est lucide et sans concession. Elle dénonce une « vie molle » chez certains hommes d'Église. Elle fustige la tentation des honneurs mondains, la fuite sur les réseaux sociaux et l'abandon progressif des prières communautaires. Pour elle, le religieux qui se coupe de la vie intérieure se dessèche, à l'image d'une branche séparée de l'arbre.
La prière comme arme spirituelle
Pour contrer ce laisser-aller, la religieuse appelle à un sursaut vital. Elle structure son approche autour de trois piliers fondamentaux :
Cette matinée de réflexion intense s'est conclue par un repas fraternel. Elle laisse les participants face à un véritable combat spirituel pour revitaliser leurs communautés.
Adage de circonstance : Un religieux qui ne prie plus est un phare qui s'éteint, laissant les âmes dériver dans la nuit.
TMNews@080726