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22 Mar
22Mar

Lectures de la messe

                                                                                                

  • Première lecture : « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)

  • Psaume : (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8) R/ Près du Seigneur est l’amour, près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)

  • Deuxième lecture : « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)

  • Évangile : « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)


HOMELIE

Sœurs er Frères,

Le décor de l’Évangile de ce jour est marqué par l’odeur de la mort et le poids du deuil. Pourtant, au milieu des larmes de Marie et de l'inquiétude de Marthe, une brise nouvelle se lève : c’est l’odeur de Pâques qui commence déjà à embraser nos âmes. À travers la résurrection de Lazare, le Seigneur nous prépare à sa propre victoire et nous livre trois secrets pour notre vie de foi.

De la chair à la Vie éternelle

Le prophète Ézéchiel l’annonçait : « Je vais ouvrir vos tombeaux. » Ce n’est pas seulement une promesse pour la fin des temps, c’est une réalité qui commence aujourd’hui. Comme saint Paul nous le rappelle, si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en nous, il donne la vie à nos corps mortels. La mort de Lazare n'est pas le point final, mais le lieu où la gloire de Dieu se manifeste. Méditer ce texte, c'est comprendre que notre « moi » spirituel, souvent enfermé dans les tombeaux de l'égoïsme, de la peur ou du péché, est appelé à remonter à la lumière. La vie éternelle n'est pas une survie indéfinie, c'est la présence de l'Esprit de Dieu en nous qui nous rend, dès à présent, capables d'aimer comme Dieu aime.

Une prière qui déplace les pierres

Le deuxième enseignement réside dans le lien bouleversant entre le Fils et le Père. Devant le tombeau, Jésus ne supplie pas avec incertitude. Il rend grâce : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours. » Cette certitude absolue de Jésus doit devenir la nôtre. Le Père écoute toujours le Fils. Or, par notre baptême, nous sommes « dans le Christ ». Notre prière n’est pas un cri jeté dans le vide, mais un dialogue au cœur d’une amitié profonde. Si nous nous sentons parfois abandonnés dans nos « Béthanie » de souffrance, Jésus nous montre que le silence de Dieu (ces deux jours où il attend avant de partir) n'est pas une absence, mais le temps nécessaire pour que notre foi grandisse et que sa gloire éclate.

Notre responsabilité 

Enfin, regardons de près l’aspect pratique du miracle. Jésus, le Maître de la Vie, pourrait faire rouler la pierre par un simple souffle ou faire disparaître les bandelettes d’un mot. Pourtant, il interpelle les hommes : « Enlevez la pierre » et « Déliez-le ».Voici notre responsabilité dans le plan du salut. Dieu fait le miracle de la vie, mais il nous confie le soin de la fraternité. Enlever la pierre, c'est notre travail de conversion : ôter les préjugés, les rancœurs et les barrières qui empêchent la grâce de Dieu d'atteindre le cœur de nos frères. Délier les linges, c'est notre mission caritative et pastorale : aider ceux qui sont revenus à la vie (les nouveaux convertis, les pécheurs pardonnés, les blessés de la vie) à retrouver leur pleine liberté de mouvement. On ne peut pas marcher vers le Royaume si l'on reste entravé par les bandelettes de son passé.

Sœurs et Frères, 

En cette marche vers Pâques, ne restons pas assis dans la maison du deuil. Comme Marthe, sortons à la rencontre du Seigneur. Soyons ces collaborateurs de Dieu qui osent toucher les pierres tombales pour laisser passer la Vie. Car le Seigneur nous le redit aujourd'hui : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »Amen.

Abbé Jean-Marie KONDE Muanda

TMNews@420326

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