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28 Mar
28Mar

Lectures de la Messe de la Passion

  • Première lecture : « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)

  • Psaume : (Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a) R/ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps  21, 2a)

  • Deuxième lecture : « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)

  • Évangile : Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14 – 27, 66)


HOMELIE

Sœurs et Frères,

Frères et sœurs, nous venons de vivre un contraste saisissant. Nous avons commencé cette célébration dans la joie, en agitant nos rameaux pour acclamer le Roi qui entre à Jérusalem. Et nous terminons dans le silence pesant de la Passion.Pourquoi ce changement de décor ? Parce qu’aujourd’hui, la liturgie nous place devant le paradoxe de la gloire de Dieu. La gloire du Christ ne ressemble pas à celle des puissants de ce monde. Elle ne s’établit pas sur un trône doré, mais sur le bois d'une croix. 

Voici le chemin de l'abaissement que l'Eglise nous montre aujourd'hui. La deuxième lecture de saint Paul nous a donné la clé de ce mystère. Jésus, qui est de « condition divine », ne s’est pas agrippé à son rang. Il s’est « vidé » de lui-même.

Une gloire qui descend

Pour nous rejoindre au plus bas de notre condition humaine — dans nos souffrances, nos trahisons et même notre mort — Dieu a choisi de descendre. Le véritable Roi n’est pas celui qui domine, mais celui qui sert. Comme le prophète Isaïe nous l'a rappelé : il a offert son dos à ceux qui le frappaient.

L’obéissance qui libère

Ce qui sauve le monde, ce n’est pas la violence de la Croix, c’est l’amour infini et l’obéissance du Fils qui l'habite. En disant « oui » au Père jusque dans l’obscurité du Calvaire, Jésus transforme un instrument de torture en un signe de victoire.

Le pivot de la foi

« C’est pourquoi Dieu l’a élevé. » La résurrection n’est pas une revanche de Dieu, c’est la confirmation que l’humilité est plus forte que l’orgueil, et que l’amour est plus fort que la mort.

Sœurs et Frères, 

En emportant ces rameaux chez vous, ne les voyez pas comme de simples porte-bonheur. Qu’ils soient le signe de votre engagement à suivre ce Roi serviteur.Entrer dans la Semaine Sainte, c’est accepter que Dieu vienne régner sur nos propres fragilités. Si vous traversez une épreuve, une "passion" personnelle, rappelez-vous que le Christ ne vous regarde pas de haut, il est à vos côtés, au plus bas, pour vous élever avec lui.Que cette semaine nous transforme. Passons de la foule qui acclame du bout des lèvres à la foule des disciples qui restent au pied de la Croix, pour entrer, avec Lui, dans la vraie Gloire. Amen.

Abbé Jean-Marie KONDE Muanda

TMNews@560326

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