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13 Jun
13Jun

Lectures de la messe

                                                                                                

  • Première lecture : « Vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte » (Ex 19, 2-6a)

  • Psaume : (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5) R/ Il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau. (Ps  99, 3bc)

  • Deuxième lecture : « Si nous avons été réconciliés par la mort du Fils,  à plus forte raison serons-nous sauvés en recevant sa vie » (Rm 5, 6-11)

  • Évangile : « Jésus appela ses douze disciples et les envoya en mission » (Mt 9, 36 – 10, 8)


MEDITATION

Sœurs et Frères,

Celui qui est descendu d'en haut possède seul le pouvoir de débusquer la misère d'en bas, celle que nous ne voyons même plus. À notre insu, l’habitude de la médiocrité s'installe et nous métamorphose en monstres d'indifférence. Il y avait urgence : il fallait que le Christ vienne traquer nos désastres humains pour les transfigurer en salut.

Aujourd'hui encore, face aux foules fatiguées et abattues, Jésus est saisi de compassion. Il voit des brebis sans berger. La moisson est abondante. Pour y remédier, Il appelle ses disciples et leur partage son pouvoir, prolongeant ainsi son action à travers les sacrements de l’Église.

Ce pouvoir, transmis par le sacrement de l'Ordre, n'est pas un privilège honorifique : c'est un service sacré dispensé pour votre vie. Par ce canal de la grâce ordonnée, le Christ continue de guider son peuple. Comme Dieu le dit à Moïse dans le livre de l'Exode (chapitre 19), le Seigneur veut faire de chacun de vous une nation sainte. Saint Paul, dans sa lettre aux Romains (chapitre 5), nous le rappelle avec force : alors que nous étions encore pécheurs, le Christ est mort pour nous.

Dès lors, que devons-nous faire concrètement face à un tel amour ? D'abord, refusons la médiocrité en vivant pleinement notre Baptême. Puisqu'il nous a arrachés aux ténèbres, ne laissons plus la rancœur ou la routine du péché détruire nos foyers, mais brisons le cercle du mal en courant au sacrement de la Confession.

Ensuite, devenons des bergers en posant notre regard sur ceux qui souffrent autour de nous. Visitons les malades, consolons les affligés et n'hésitons pas à solliciter le Sacrement des Malades pour fortifier les corps et les âmes, afin d'être les mains concrètes et visibles de la tendresse de Dieu.

Enfin, engageons-nous pour ne plus être des consommateurs passifs, mais des acteurs brûlants de la mission. Donnons de notre temps à notre paroisse et prions ardemment pour les vocations au sacrement de l'Ordre, afin que l'Église ne manque jamais de pasteurs.

Nourris par l’Eucharistie, devenons enfin ce que nous recevons. Que le sang versé du Christ irrigue vos cœurs pour que sa vie divine se traduise, dès aujourd'hui, en actes de charité.

Amen.

Abbé Jean-Marie KONDE

TMNews@340626

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