google.com, pub-4889604885818732, DIRECT, f08c47fec0942fa0

6 min lu
30 May
30May

Lectures de la messe

                                                                                                

  • Première lecture : « Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)

  • Cantique : (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56) R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)

  • Deuxième lecture : « La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)

  • Évangile : « Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)


HOMELIE

Sœurs et Frères,

Imaginez Moïse au sommet du mont Sinaï, enveloppé par la nuée divine. Il fait l’expérience mystique absolue : le passage de Dieu. Cette rencontre intime a tellement bouleversé son être qu’il n’a plus d’autre raison de vivre que de transmettre cette révélation au peuple. C’est le mystère de notre condition humaine : notre finitude est saisie et transfigurée par l’infinie bonté divine. Dieu ne veut pas rester lointain. Pour nous, les portes de la divinité se sont ouvertes lorsque Moïse a reçu les Tables de la Loi. Ces commandements ne sont pas des règles froides, mais l’Expression vivante, le Verbe du Père offert à l’humanité. C’est la pédagogie pleine de douceur de notre Dieu. Face à sa suprême majesté, nous ne sommes que des nourrissons spirituels. Alors, pas à pas, Il nous élève pour nous faire entrer dans son intimité.

Cette pédagogie trouve son accomplissement total lorsque le Verbe se fait chair. Jésus, le Fils, s’offre en sacrifice par amour, s’abandonnant à la volonté de son Père. Dans l’Évangile, Nicodème, ce chercheur de Dieu, accepte de se laisser « moudre » dans le creuset du mystère trinitaire. C’est là qu’il saisit cette vérité fulgurante : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas. » Jésus nous montre qu’il faut renaître. Cette renaissance se réalise dans les eaux de notre baptême. Souvenez-vous du baptême du Christ : l’Esprit descend comme une colombe, et la voix du Père résonne : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Par notre baptême, ce mystère devient notre histoire. La Trinité est un dialogue d’amour qui nous enveloppe et nous divinise : le Père nous appelle au Fils ; le Fils nous envoie l’Esprit ; et l’Esprit nous conduit vers la vérité tout entière.

Sœurs et Frères, la Sainte Trinité n’est pas un problème de mathématiques célestes. C’est une relation d’amour à vivre. Chaque jour, la messe s’ouvre par ces mots de saint Paul : « La grâce de Jésus Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous. » Comment faire entrer ces trois dimensions dans notre quotidien de cette semaine ?

  1. L’Amour du Père : Le Père fait lever son soleil sur les bons comme sur les méchants. Vivre de cet amour, c’est poser un regard de bienveillance sur ceux qui nous entourent, sans exclusion ni jugement.
  2. La Grâce du Fils : Jésus s’est donné en sacrifice. Vivre de sa grâce, c’est accepter de donner de notre temps, de notre confort ou de notre orgueil pour relever un frère qui souffre.
  3. La Communion de l’Esprit : L’Esprit Saint est le lien d’amour. Vivre dans l’Esprit, c’est refuser les commérages, les divisions et les critiques qui détruisent nos familles et nos communautés.

Chaque fois que nous ferons le signe de la croix, ne le faisons pas par automatisme. Prenons trois secondes pour dire consciemment : « Père, enveloppe-moi de ton amour. Fils, fais-moi vivre de ta grâce. Esprit Saint, conduis-moi dans la communion. »

En célébrant l'Eucharistie, rendons grâce pour ce mystère inouï : le Dieu trois fois saint ne regarde pas notre petitesse avec distance. Il habite nos cœurs et, par son Église, il nous divinise. 

Que la grâce de Jésus, l’amour du Père et la communion de l’Esprit Saint transforment nos vies dès aujourd'hui et pour les siècles des siècles.Amen.



Abbé Jean-Marie KONDE

TMNews@090526

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.