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EXHORTATION
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. » Cette voix de Jean le Baptiste retentit au creux de notre cœur comme s’il venait de la prononcer ici et maintenant. C’est vrai, c’est aujourd’hui qu’il le dit, car la Parole de Dieu est toujours actuelle. Elle ne vieillit pas et ne se périme jamais.
Sœurs et Frères, il est d’une importance capitale de revisiter la figure de Jean le Baptiste en ce deuxième dimanche du Temps Ordinaire de l’Année A. De l’annonce de sa naissance à son tressaillement d'allégresse dans le sein d’Élisabeth lors de la Visitation ; de sa venue au monde qui bouleversa les villages à son message de préparation pour accueillir le Messie, Jean le Baptiste est resté fidèle à sa mission : présenter le Christ au monde. Ce que le prophète Isaïe annonce dans la première lecture trouve son accomplissement en lui. Il a été façonné dès le sein de sa mère pour ramener non seulement Israël, mais la terre entière, vers Dieu par le Christ.
C’est vrai, à Israël Dieu dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » Par cette prophétie, Jean personnifie l’espoir de tout un peuple et de toutes les nations. Son message est si percutant qu’à son écoute, les cœurs doivent se convertir pour accueillir ce salut apporté par l’Agneau de Dieu.
Sœurs et Frères, en nous présentant aujourd'hui l’Agneau de Dieu, Jean le Baptiste nous révèle les traits caractéristiques de Jésus, vrai Dieu et vrai Homme. Il veut nous faire comprendre que :
Par ces traits, nous sommes invités à adhérer au message de Jean avec foi, pour que les effets du salut transfigurent notre humanité par la divinité de Celui qui a pris notre condition humaine. Dieu nous associe à ce salut par la grâce gratuite du sacrifice de son Fils, comme l’indique saint Paul dans la deuxième lecture. Notre réponse personnelle se manifeste alors dans une dimension communautaire, ancrée dans l’Église locale — comme celle de Corinthe — et ouverte à l'Église universelle, unis à tous ceux qui partagent notre foi en Jésus-Christ.
Sœurs et Frères, nous comprenons désormais pourquoi l’Église nous répète partout et à chaque instant : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » C’est Lui, l’Agneau de Dieu, seul capable d'ouvrir le livre de l’Apocalypse (Ap 5,1-13), qui nous assure la joie d’être ses invités (Ap 19,9). Certes, nous ne sommes pas dignes de le recevoir, mais sa Parole nous guérit et nous libère du péché (Mt 8,8).
Que Dieu nous sauve par le Sang de l'Agneau immolé.
Abbé Jean-Marie konde
TMNews@310126