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28 Feb
28Feb

Lectures de la messe

  • Première lecture : Vocation d’Abraham, père du peuple de Dieu (Gn 12, 1-4a)

  • Psaume : (Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22) R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)

  • Deuxième lecture : Dieu nous appelle et nous éclaire (2 Tm 1, 8b-10)

  • Évangile : « Son visage devint brillant comme le soleil » (Mt 17, 1-9)


HOMELIE

Après avoir suivi le Seigneur au désert, où Il a triomphé des assauts de l’ennemi sur la montagne de la tentation, la liturgie de ce deuxième dimanche de Carême nous élève vers un autre sommet. Nous ne quittons pas le combat pour la fuite, mais pour la contemplation. Nous montons au Thabor pour entrevoir la splendeur qui couronne la victoire de la foi. Car, comme nous l’enseigne la sagesse de nos ancêtres : « Ce n'est pas parce que la route est longue qu'il faut marcher sans lever les yeux vers l'horizon. »

Laissez-moi vous proposer trois méditations sur ce mystère, en résonance avec les défis que nous avons relevés dimanche dernier :

Le Christ, Manne véritable du pèlerinage existentiel
Sur le sommet de la Transfiguration, Moïse apparaît. Lui qui fut l’instrument par lequel Dieu nourrit Israël de la manne pendant quarante ans au désert, vient attester que le Christ est la nourriture substantielle de notre marche. La tentation du pain facile est vaincue par la présence de Celui qui se donne. Pour notre Carême, le Christ n'est pas un concept, Il est le Pain des Forts qui soutient notre persévérance jusqu’à l’aurore de Pâques.

La Majesté divine contre l’illusion du merveilleux
Aux côtés de Jésus transfiguré se tient Élie, figure de la puissance prophétique et de l’autorité spirituelle. Sa présence est un rappel solennel : la puissance de Dieu n’est pas un spectacle destiné à éblouir, comme le suggérait le diviseur, mais une force intérieure qui transfigure. En refusant le merveilleux stérile, nous laissons la grâce agir au cœur de nos quarante jours pour que notre foi ne repose plus sur des signes extérieurs, mais sur l’éclat de la vérité du Fils.

L’accomplissement de la Promesse et l’appel à la Sainteté
La Loi et les Prophètes, incarnés par Moïse et Élie, entourent le Messie. Ces deux mystiques, qui ont connu l’intimité de Dieu dans la nuée du Sinaï, se tiennent là pour nous confirmer la royauté éternelle de Jésus. Il est le Prophète annoncé (Dt 18,15), Il est le Fils bien-aimé qu’il nous faut désormais écouter. Cette rencontre n'est pas une simple vision, c'est un appel à gravir la montagne de notre propre transfiguration, afin d'accueillir, selon l'exhortation de Saint Paul, notre vocation à la sainteté.

L’Engagement : Le pèlerinage vers Ngoukomba
À l’instar d’Abraham répondant à l’appel du Très-Haut, nous sommes invités à quitter nos sécurités pour marcher ensemble. Notre pèlerinage paroissial vers la montagne de Ngoukomba, prévu pour le troisième dimanche, sera l'expression de notre désir de répondre à l'appel de Dieu. C’est là, dans l’effort de la montée et la ferveur de la prière, que le Seigneur éclairera nos chemins.Acte concret de transformation :
Pour que cette lumière du Thabor ne reste pas un souvenir, je vous propose un acte de charité transfiguratrice : cette semaine, portez une attention particulière à un "visage souffrant" de votre entourage (malade, affligé ou marginalisé). Par une visite empreinte de dignité ou un soutien matériel discret, faites en sorte que la lumière de l'espérance brille de nouveau dans ses yeux.

Que la voix du Père résonne dans nos cœurs : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. » Amen.

Abbé Jean-Marie KONDE

TMNews@670226


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