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17 Oct
17Oct

DIMANCHE DE LA MISSION UNIVERSELLE

Lectures de la messe

  • Première lecture : « J’ai pris Cyrus par la main pour lui soumettre les nations » (Is 45, 1.4-6)

  • Psaume : (Ps 95 (96), 1.3, 4-5, 7-8, 9-10ac) : R/ Rendez au Seigneur la gloire et la puissance. (Ps  95, 7b)

  • Deuxième lecture : « Nous nous souvenons de votre foi, de votre charité, de votre espérance » (1 Th 1, 1-5b)

  • Évangile : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 15-21)


HOMMELIE


Sœurs et Frères,

En ce mois consacré à la mission universelle, notre regard est invité au cœur du projet de Dieu. La consécration surprenante de Cyrus — un roi païen — par le Seigneur (Is 45, 1.4-6) manifeste l'infinie liberté de l’initiative divine : Dieu trace ses chemins de salut jusque par ceux qui l'ignorent encore.

Relisons l’Évangile de ce jour pour comprendre comment notre vocation missionnaire prend racine dans l’unité que nous avons reçue de Lui.

L'alliance contre nature : le miroir de nos divisions

Dans Matthieu (Mt 22, 15-21), les pharisiens et les hérodiens s'unissent artificiellement. Tout les opposait : les premiers, se voulant « purs », luttaient contre l'occupation romaine ; les seconds soutenaient le paiement de l'impôt à César. Mais face à Jésus, la haine commune rassemble les contraires. C’est un miroir tendu à nos propres bassesses : combien de fois unissons-nous nos forces pour exclure ou juger ?

Leur piège est machiavélique : « Est-il permis de payer l’impôt à César ? » (Mt 22, 17). S'il accepte, les pharisiens le discréditent ; s'il refuse, les hérodiens le dénoncent comme rebelle.

La sentence qui libère et redresse le cœur

Face à cette nasse, la réponse de Jésus est un coup de génie spirituel : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21).

Cette parole guérit nos infirmités intérieures. Elle nous rappelle qu'il est coupable d'instrumentaliser les Écritures pour des ambitions partisanes. La mission ne relève pas d'une inféaudance politicienne, mais d'une soumission amoureuse au projet de Dieu. César est limité dans le temps, tandis que Dieu seul est l'infini. Dès lors, l'obéissance civique ne pose aucun problème de conscience au disciple qui a la paix au cœur.

« Un dans le Christ, unis dans la mission »

C'est ici que résonne la devise de notre mois : « Un dans le Christ, unis dans la mission ».

Il n'y a pas de véritable élan missionnaire dans la division. C'est parce que nous sommes greffés dans le Christ par le baptême, à l'instar des Thessaloniciens (1 Th 1, 3), que notre communion fraternelle devient le premier témoignage rendu à l'Évangile. Le monde croira non parce que nous aurons raison, mais parce que nous saurons nous aimer et pardonner.

 Sœurs et Frères,

L’espérance chrétienne est cette vertu courageuse qui nous maintient fermes dans l'épreuve, attendant dans la concorde le retour de Celui qui nous appelle par notre nom.

À l'appel du Seigneur : « Qui enverrai-je ? », puissions-nous répondre d'un seul cœur :

« Un dans le Christ, unis dans la mission : Me voici, Seigneur, avec mon pauvre cœur, envoie-moi ! » (Is 6, 8).

Amen.

TMNews@311026

Abbé Jean-Marie KONDE Muanda

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