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HOMELIE
Dieu nous a créés pour le salut. C’est vrai qu’au cours de l’histoire le salut se traçait avec Israël, mais le projet de Dieu est resté le même pour toute l’humanité. C’est son Fils Jésus Christ, notre Seigneur, qui est venu accomplir ce désir du Père. A notre tour, nous sommes appelés à répondre avec dignité et détermination à ses appels.
Le désir de Dieu pour le salut universel
Le Fils de Dieu est venu dans ce monde pour rassembler autour de lui tous ceux qui veulent être sauvés. Il accorde l’opportunité à chaque être à prendre place dans son Royaume. Déjà l’Ancien Testament nous prouve combien Dieu ne fait pas de différence concernant le salut : « Voici que je rassemble les païens de toutes les nations et de toutes les langues, et quand ils seront venus, ils seront témoins de ma gloire ». Cette gloire qui est promise à tous doit être annoncée partout par ses témoins. Cette annonce ne vient pas seulement nous couvrir de paix aisée et de bonheur commode, elle nous bouscule aussi quand elle nous trouve dans l’erreur. C’est là qu’intervient la correction divine qui est souvent mal acceptée par les humains.
La correction de Dieu pour le salut de l'homme
Dieu nous corrige par sa parole. Sa parole purifie nos intentions, éradique nos vieilleries et corrige nos maladresses. Il est dit dans la deuxième lecture : Mon fils, ne sois pas triste quand le Seigneur te corrige, ne perds pas courage quand il te reprend. Le Seigneur corrige celui qu’il aime, les fils qu’il préfère auront droit à ses coups (Hb 12,5/Pr 3,11-12). Et ses coups se manifestent par la croix qu’il nous charge. Car la voie que nous propose Jésus est coriace. N-est-ce pas que nous devons nous efforcer à entrer par la porte étroite (Lc 13,24)? La vie chrétienne n’est pas une voie de facilité ou d’oisiveté. Le Christ exige un engagement sérieux et conséquent. Car le relativisme dans la moisson du Seigneur attire sa colère. Le temps passé à l’Eglise dans les différents services n’aveugle nullement la justice de Jésus si cela a été dépourvu de conversion.
La surprise de Dieu à la table du Royaume
Voici une interpellation lancée à nous les habitués de la vie en Dieu. L’esprit humain est généralement prisonnier des habitudes. Et même dans la vie spirituelle, les habitudes nous poussent au relativisme qui ouvre la porte à l’émoussement de conscience. Nous nous faisons tellement proches de Jésus à notre manière jusqu’à le considérer comme compagnon de classe ou collègue de service. Cette prétention nous fait croire que les autres ne peuvent s’approcher de lui. Erreur ! Jésus rappelle à ses auditeurs et à nous aussi : « …et d’autres viendront de l’orient et de l’occident, du nord et du midi pour s’installer à la table dans le Royaume de Dieu. Quelle surprise : certains qui étaient parmi les derniers se retrouvent premiers, et d’autres qui étaient premiers sont les derniers ! »
Voici le salut que le Christ nous apporte. Ce salut promis nous réserve des surprises désagréables tant que nous ne sommes pas sérieux dans notre vie spirituelle. En dehors de cet appel universel du salut, chacun de nous est invité personnellement à prouver de quoi il est capable pour passer par la porte étroite. Car être sauvé c’est obtenir cette vie qui ne finit pas même au milieu des souffrances.
Abbé Jean-Marie (Vianney) Konde Muanda
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